﻿{"id":5050,"date":"2019-03-26T12:19:08","date_gmt":"2019-03-26T11:19:08","guid":{"rendered":"http:\/\/www.becometest.fr\/monastere-rouen\/?page_id=5050"},"modified":"2019-09-06T15:44:37","modified_gmt":"2019-09-06T13:44:37","slug":"c-de-bar-a-lecoute-de-st-benoit","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/www.monastere-benedictines-rouen.fr\/index.php\/la-communaute\/c-de-bar-a-lecoute-de-st-benoit\/","title":{"rendered":"CATHERINE DE BAR, A L&rsquo;ECOUTE DE SAINT-BENOIT"},"content":{"rendered":"<p>[vc_section][vc_row][vc_column width=\u00a0\u00bb1\/4&Prime; bklyn_overlay=\u00a0\u00bbtrue\u00a0\u00bb css=\u00a0\u00bb.vc_custom_1552574839556{background-color: #babad3 !important;}\u00a0\u00bb][vc_single_image image=\u00a0\u00bb5128&Prime; img_size=\u00a0\u00bbfull\u00a0\u00bb][\/vc_column][vc_column width=\u00a0\u00bb3\/4&Prime; bklyn_overlay=\u00a0\u00bbtrue\u00a0\u00bb css=\u00a0\u00bb.vc_custom_1552991394370{margin-left: 20px !important;}\u00a0\u00bb bklyn_overlay_color=\u00a0\u00bb#f4f4f4&Prime;][vc_custom_heading text=\u00a0\u00bbCATHERINE DE BAR A L&rsquo;ECOUTE DE SAINT BENOIT<br \/>\n\u00a0\u00bb font_container=\u00a0\u00bbtag:h2|font_size:30%20px|text_align:left|color:%231c1c66&Prime; google_fonts=\u00a0\u00bbfont_family:Ubuntu%3A300%2C300italic%2Cregular%2Citalic%2C500%2C500italic%2C700%2C700italic|font_style:500%20bold%20regular%3A500%3Anormal\u00a0\u00bb][vc_separator style=\u00a0\u00bbshadow\u00a0\u00bb border_width=\u00a0\u00bb7&Prime; css=\u00a0\u00bb.vc_custom_1553597478460{margin-top: 10px !important;}\u00a0\u00bb][vc_single_image image=\u00a0\u00bb5305&Prime; img_size=\u00a0\u00bbfull\u00a0\u00bb][vc_column_text]Par respect pour notre Fondatrice et pour ne rien perdre de sa pens\u00e9e, nous avons choisi de conserver son vocabulaire et sa mani\u00e8re d\u2019\u00e9crire au XVII\u00e8me si\u00e8cle.<\/p>\n<blockquote><p>&nbsp;<\/p><\/blockquote>\n<p><strong>Ces\u00a0<\/strong><strong>religieuses b\u00e9n\u00e9dictines, aussi bien que les religieux, peuvent apprendre et reconna\u00eetre clairement l\u2019excellence de leur sainte vocation par la lecture de ce prologue et l\u2019\u00e9troite obligation que toutes ont d\u2019y correspondre fid\u00e8lement, en s\u2019avan\u00e7ant de jour en jour [dans] en la perfection ou Dieu les appelle par l\u2019exacte observance de leur sainte R\u00e8gle.<\/strong><\/p>\n<p>(n\u00b0 2082 pens\u00e9e sur l\u2019Institut) p. 31.)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Nous voulons que Dieu fasse des miracles pour nous rendre parfaites, sans qu\u2019il nous en co\u00fbte rien\u00a0! Non, non il ne le fera pas\u00a0! Il nous a donn\u00e9 des r\u00e8gles, c\u2019est \u00e0 nous de les suivre, sans pr\u00e9tendre de voler sans [elles]. L\u2019on s\u2019\u00e9tonne de tant de personnes qui souhaitent la perfection\u00a0; il y en \u00a0a peu qui y arrivent\u00a0; c\u2019est qu\u2019elles la souhaitent d\u2019une autre mani\u00e8re que Dieu ne veut et, comme nous, nous faisons une voie selon notre propre esprit, tout notre travail n\u2019\u00e9tant pas second\u00e9 de la gr\u00e2ce, il est inutile. Exemple\u00a0: Dieu vous veut petite, et vous voulez \u00eatre \u00e9lev\u00e9e\u00a0; il vous veut dans le combat d\u2019une passion, d\u2019une habitude et vous voudrez en \u00eatre affranchie sans travailler. Que celles qui sont dans les combats aient patience et prennent courage, c\u2019est trop de bonheur pour elles de mourir.Ayons pour ce sujet recours au Saint Esprit, c\u2019est son ouvrage que la\u00a0 sanctification des \u00e2mes.<\/strong><\/p>\n<p>(n\u00b0 414 a Conf\u00e9rence pour le jour de la Pentec\u00f4te p.32)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Il faut recourir \u00e0 Dieu, luidemander son secours, sans lequel nous ne sommes capable de rien.Le besoin que nous avons de Dieu pourremplir nos devoirs est si grand qu\u2019il nous est impossible \u00a0d\u2019\u00eatre fid\u00e8le\u00a0 sans une gr\u00e2ce particuli\u00e8re.<\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b0950 conf\u00e9rence, 169) p.33).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>L\u2019exp\u00e9rience nous apprend assez que l\u2019on n\u2019arrive pas au d\u00e9gagement parfait tout d\u2019un coup,sans miracle d\u2019une gr\u00e2ce extraordinaire. Aussi notre Dieu ne demande pas de nous que nous soyons parfaitement maitre et que nous jouissons d\u2019une libert\u00e9 enti\u00e8re d\u00e8s le premier moment qu\u2019il nous appelle mais il veut que nous soyons, et que nous nous exercions sans cesse les actes particuliers selon les occasions qui se pr\u00e9sentent, afin que nous ayons quelque jour, en effet,ce que nous n\u2019avons, au commencement,qu\u2019en d\u00e9sir et en vue.<\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b02479 Maximes spirituelles. p 35).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Souvent Notre Seigneur nous laisse les peines et les tentations dont il ne veut pas nous d\u00e9livrer. Pourquoi mes S\u0153urs, sinon qu\u2019elles servent \u00e0 nous purifier et \u00e0 disposer nos \u00e2mes aux gr\u00e2ces et aux faveurs qu\u2019il a desseinde nous communiquer si nous sommes fid\u00e8les \u00e0 le laisser op\u00e9rer en nous notre destruction et la mort de tout ce qui lui est contraire.<\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b01767 conf\u00e9rence du jour de Sainte Th\u00e9r\u00e8se, 1687p. 36).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Je sens bien que le d\u00e9mon fait tout son possible pour vous accabler\u2026.Il\u00a0 faut attendre en patience la conversion des \u00e2mes \u2026\u2026.C\u2019est \u00e0son divin esprit de faire cette op\u00e9ration, et vous et moi la devons attendre en vous avec une tr\u00e8s grande patience, sans nous lasser \u2026..<\/strong><\/p>\n<p><strong>Pour toutes ces sortes de tentations que vous avez, c\u2019est fort peu de chose. Dieu vous lesenvoie pour vous purifier \u2026..Quand il plaira \u00e0 Notre Seigneur, il vous les \u00f4tera ou vous donnera la gr\u00e2ce d\u2019en faire l\u2019usage qu\u2019il d\u00e9sire \u2026\u2026Tendeztoujours \u00e0 Dieu quelque \u00e9loign\u00e9 qu\u2019il paraisse, car enfin il viendra, car cela \u00a0est certain\u00a0; mais ne d\u00e9sistez point de g\u00e9mir \u00e0ses pieds toujours, dans la confiance et en patience.\u00a0 Ilfaut une longue et tr\u00e8s longue pers\u00e9v\u00e9rance.<\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b01415 Aune religieuse, rue cassette p.39).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Je vous prie, soyez d\u00e9termin\u00e9e, n\u2019\u00e9coutez point la tentation\u00a0; il faut, malgr\u00e9 vous- m\u00eame, que vous soyez \u00e0 Dieu. Vous y ressentirez de la peine dans les commencements, mais la suite sera plus douce et plus accompagn\u00e9e de gr\u00e2ces\u00a0; Notre Seigneur ne vous manquera pas. Entreprenez donc hardiment un g\u00e9n\u00e9reux combat contre vous-m\u00eame.<\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b0 1007 A Mademoiselle Loyseau\u00a0 p.39).<\/p>\n<blockquote><p>&nbsp;<\/p><\/blockquote>\n<p>[\/vc_column_text][vc_column_text]<\/p>\n<h2><strong><u>Chapitre premier\u00a0: des esp\u00e8ces de moines<\/u><\/strong><\/h2>\n<p><strong>Nous\u00a0<\/strong><strong>pouvons inf\u00e9rer dans ce premier chapitre que rien n\u2019est plus avantageux aux religieuses que de vivre en commun sous la conduite d\u2019une Sup\u00e9rieure dou\u00e9e des qualit\u00e9s requises pour tenir dans le monast\u00e8re, la place de Notre Seigneur et de sa tr\u00e8s Sainte-M\u00e8re et conduire les \u00e2mes \u00e0 la perfection de leur \u00e9tat.Cet esprit de communaut\u00e9 r\u00e9gnait parmi les Ap\u00f4tres. Les premiers chr\u00e9tiens en faisaient profession, et c\u2019\u00e9tait leur joie et leur d\u00e9lice de ne poss\u00e9der aucune chose. C\u2019est de ces premi\u00e8res plantes du champ de l\u2019Eglise que nous devons apprendre la pratique d\u2019un saint \u00a0d\u00e9gagement et, \u00e0 leur exemple, n\u2019avoir toutes qu\u2019un c\u0153ur, qu\u2019une \u00e2me, qu\u2019une volont\u00e9, et qu\u2019un m\u00eame esprit,\u00a0 retranchant toute singularit\u00e9 pour nous conformer en toutes choses \u00e0 la r\u00e8gle commune du \u00a0monast\u00e8re.<\/strong><\/p>\n<p>(Constitutions. p.43).<\/p>\n<h2><strong><u>Chapitre deux\u00a0: des qualit\u00e9s que doit avoir <\/u><\/strong><\/h2>\n<h2><strong><u>l\u2019abb\u00e9<\/u><\/strong><\/h2>\n<p><strong>D\u00e9sirez\u00a0<\/strong><strong>ardemment J\u00e9sus et vous l\u2019aurez<\/strong><strong>\u00a0; il viendra en vous. Que ce d\u00e9sir soit l\u2019unique qui vous occupe. Priez la Sainte Vierge qu\u2019elle vous fasse la gr\u00e2ce de n\u2019en avoir point d\u2019autre et d\u2019entrer dans la puret\u00e9 de ses saints d\u00e9sirs. Mais, me direz-vous, la n\u00e9cessit\u00e9 pr\u00e9sente nous oblige \u00e0 en avoir d\u2019autres. Quelque grande qu\u2019elle puisse \u00eatre, il ne faut d\u00e9sirer que J\u00e9sus et son r\u00e8gne en nous. Pl\u00fbt \u00e0 Dieu que se fut l\u00e0 notre principal soin\u00a0! Nous n\u2019aurions que faire de craindre que quelque chose nous manqu\u00e2t. C\u2019est lui-m\u00eame qui le dit et qui nous le promet. Vous devez le croire\u00a0\u00ab\u00a0<em>cherchez premi\u00e8rement le royaume de Dieu et sa justice et tout le reste vous sera donn\u00e9 en surcro\u00eet<\/em>\u00a0\u00bb.<\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b0 2381 conf\u00e9rence. 17 d\u00e9cembre1694 p.48)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2><strong><u>Chapitre trois\u00a0: comment il faut prendre l\u2019avis des fr\u00e8res<\/u><\/strong><\/h2>\n<p><strong>l<\/strong><strong> faut s\u2019accommoder, comme dit la sainteR\u00e8gle, et croire que Notre Seigneur fait quelquefois connaitre ses volont\u00e9s par les plus jeunes. Rien ne plait tant \u00e0 Dieu que le c\u0153ur humble\u00a0; d\u00e9fiez- vous de vos propres sentiments.<\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b0 949\u00a0 A M\u00e8re Marie de J\u00e9sus, Prieure du monast\u00e8re de Varsovie, ce 4 juillet 1695 p.51).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2><strong><u>Chapitre\u00a0 quatre\u00a0: quels sont les instrument des Bonnes \u0152uvres<\/u><\/strong><\/h2>\n<p><strong>Eureuse <\/strong><strong>l\u2019\u00e2me qui a trouv\u00e9 Dieu en soi<\/strong><strong>\u00a0: elle est plus heureuse que d\u2019avoir conquis toute la terre.Aime Dieu et puis fais ce que tu voudras, dit saint Augustin.<\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b0 2015 maximes. p.54).<\/p>\n<p><strong>Vous demandez ce qu\u2019il faut faire pour que tous les moments de votre vie soient pour Dieu.Je ne sais rien autre chose,sinon qu\u2019ils ne soient plus \u00e0 vous-m\u00eame et que vous ne vivez plus pour vous.Si vous me demandez comment, je vous r\u00e9pondrai que c\u2019est par l\u2019abn\u00e9gation de vous-m\u00eame en tout et partout, sans aucune recherche, sans aucune rel\u00e2che. Sivous dites que cela est bien rude, je vous dirai qu\u2019il faut bien que cela soit. J\u2019ai toujours ou\u00ef dire que la vie chr\u00e9tienne \u00e9tait une continuelle abn\u00e9gation de toutes choses\u00a0; sans cela, ce n\u2019est qu\u2019une ombre et un amusement. Vous trouverez J\u00e9sus parfaitement en vous perdant, en vous \u00e9loignant de vous-m\u00eame.<\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b01565 Billet \u00e0 une religieuse, rue Cassette p.56).<\/p>\n<p><strong>Il nous faut seulement nous abandonner en toutes chose \u00e0 son aimable volont\u00e9,sans nous mettre en peine d\u2019autre chose \u2026Aquoi bon se tant inqui\u00e9ter pour l\u2019avenir\u00a0? Il n\u2019arrivera rien que par la permission de son adorable Providence.<\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b02654\u00a0 Entretiens, aout 1694 p. 59).<\/p>\n<p><strong>Quand vous ne savez que faire, pensez que Dieu est avec vous, et occupez-vous \u00e0 le remercier de toutes les gr\u00e2ces qu\u2019il vous fait actuellement\u00a0; vous en recevez une infinit\u00e9 auxquelles vous ne pensez pas, et que vous ne connaissez m\u00eamepoint. <\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b0 2829\u00a0 Entretiens familier p. 63).<\/p>\n<p><strong>L\u2019attention \u00e0 Dieu, le regard de Dieu simple, l\u2019adh\u00e9rence \u00e0 Dieu, tous trois sont quasi m\u00eamechoses. Il ne faut que la fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 ces choses pour \u00eatre bient\u00f4t parfaite. Heureuse l\u2019\u00e2me qui a trouv\u00e9 en soi\u00a0! Elle est plus heureuse, que d\u2019avoir conquis toute la terre.<\/strong> (N\u00b0621.Diversit\u00e9s spirituelles p.65)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2><strong><u>Chapitre\u00a0 cinq\u00a0: de l\u2019ob\u00e9issance<\/u><\/strong><\/h2>\n<p><strong>Je <\/strong><strong>ne vois rien de plus n\u00e9cessaire \u00e0 une \u00e2me que l\u2019ob\u00e9issance<\/strong><strong>, apr\u00e8s avoir bien consid\u00e9r\u00e9 ce qui est \u00e9crit de J\u00e9sus Christ\u00a0: qu\u2019\u00a0<em>\u00ab\u00a0il a \u00e9t\u00e9 ob\u00e9issant jusqu\u2019\u00e0 la mort et la mort de la croix\u00a0\u00bb. <\/em>L\u2019on ne fait pas tant de mention de ses autres vertus comme de son ob\u00e9issance\u00a0:\u00a0<em>\u00ab\u00a0ob\u00e9issance jusqu\u2019\u00e0 la <\/em>mort<em>\u00a0de la croix<\/em>\u00a0\u00bb<em>.<\/em> Aussi est-ce jusqu\u2019\u00e0 ce point o\u00f9 notre bienheureux P\u00e8re la met dans sa sainte R\u00e8gle, puisqu\u2019il la jusques aux choses impossibles. Si nous concevions bien cela, nous serions plus ponctuelles, non seulement \u00e0 ob\u00e9ir aux sup\u00e9rieures et \u00e0 toutes sortes de personnes pour l\u2019ext\u00e9rieur, mais \u00e0 Dieu selon son degr\u00e9. Que cette ob\u00e9issance est grande et qu\u2019elle est d\u2019une longue \u00e9tendue\u00a0!&#8230;<\/strong><\/p>\n<p><strong>(<\/strong>N\u00b0 1218 Conf\u00e9rence sur l\u2019ob\u00e9issance)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>L\u2019ob\u00e9issance a trois conditions, sans lesquelles elle ne peut \u00eatre parfaite\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p><strong>1\u00b0) Elle doit \u00eatre prompte et sans retardement, quittant tout ce que l\u2019on fait\u2026 aussit\u00f4t qu\u2019on entend l\u2019ordre de l\u2019ob\u00e9issance,<\/strong><\/p>\n<p><strong>Et c\u2019est par cette promptitude que ce fait le sacrifice de la propre volont\u00e9\u2026<\/strong><\/p>\n<p><strong>2\u00b0) L\u2019ob\u00e9issance doit \u00eatre aveugle, ne se donnant jamais la libert\u00e9 d\u2019examiner\u2026 ce qui est plus ou moins propos\u00e9 puisque, si l\u2019on r\u00e9sonnait, ce serait seulement ob\u00e9ir \u00e0 la raison humaine\u2026\u00a0 <\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a03\u00b0) L\u2019ob\u00e9issance doit \u00eatre enti\u00e8re\u2026 Celles qui manqueront volontairement \u00e0 une de ces trois conditions ne rendront point parfait le sacrifice qui rend \u00e0 Dieu le Ma\u00eetre absolu de notre volont\u00e9\u2026\u00a0; et l\u2019ob\u00e9issance \u00e9tant d\u00e9fectueuse et imparfaite ne peut lui \u00eatre enti\u00e8rement agr\u00e9able.<\/strong><\/p>\n<p>(Journ\u00e9e religieuse.)<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>La principale vertu, c\u2019est la sainte ob\u00e9issance, sans quoi nous ne pouvons\u00a0 \u00eatre vraies religieuses ni faire aucune chose qui soit agr\u00e9able \u00e0 Dieu\u2026 La religion \u00e9tablit des sup\u00e9rieures dans chaque monast\u00e8re pour donner lieu aux religieuses d\u2019ob\u00e9ir. Il les faut regarder comme celles que Dieu a choisies pour tenir sa place et pour lui confier son autorit\u00e9\u00a0; c\u2019est pourquoi il faut les respecter <\/strong><\/p>\n<p><strong>Et leur ob\u00e9ir simplement et sinc\u00e8rement comme \u00e0 Dieu m\u00eame\u00a0; ce sont les paroles de notre sainte R\u00e8gle, c\u2019est le moyen de conserver le bon ordre dans une maison religieuse et d\u2019y vivre de la saintet\u00e9 que nous y professons, car, sans l\u2019ob\u00e9issance, il n\u2019y a rien dans\u00a0\u00a0 une religieuse qui puisse plaire \u00e0 Dieu.<\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b0 1300 \u00e0 toute la communaut\u00e9 de la maison de Pologne, 5 ao\u00fbt 1695.)<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Ne refusez rien \u00e0 Dieu et dites en vous-m\u00eame\u00a0:\u00a0 \u00ab\u00a0<em>Je suis cr\u00e9\u00e9e pour Dieu, c\u2019est pourquoi tout ce que je suis est \u00e0 Dieu\u00a0; je dois donc plus vivre pour moi, mais\u00a0 \u00eatre petite partout, c\u00e9der partout<\/em>\u00a0\u00bb.<\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b02998 diversit\u00e9s spirituelles.)<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<h2><strong><u>Chapitre six\u00a0: de la\u00a0 retenue dans les paroles<\/u><\/strong><\/h2>\n<p><strong>Notre<\/strong><strong> glorieux P\u00e8re saint Beno\u00eet nous fait assez conna\u00eetre que le silence est absolument n\u00e9cessaire pour maintenir la discipline r\u00e9guli\u00e8re et que, dans les monast\u00e8res o\u00f9 il ne sera point exactement observ\u00e9, il n\u2019y aura jamais aucune solide spiritualit\u00e9. Et l\u2019exp\u00e9rience fait assez voir qu\u2019il ne faut point chercher le v\u00e9ritable esprit de pi\u00e9t\u00e9 et d\u2019oraison dans une communaut\u00e9 qui n\u2019a <\/strong><strong>p<\/strong><strong>oint de r\u00e9collection.<\/strong><\/p>\n<p><strong>C\u2019est pourquoi notre grand Patriarche veut m\u00eame que les plus parfaits gardent le silence, quoique leurs paroles soient pleines de gr\u00e2ce\u00a0 et d\u2019\u00e9dification&#8230; le Fils de Dieu leur doit servir d\u2019exemple\u00a0: pendant les trente premi\u00e8res ann\u00e9es de sa vie sur terre,\u00a0 L\u2019Evangile remarque qu\u2019il n\u2019a parl\u00e9 qu\u2019une seule fois et qu\u2019il s\u2019est tu au temps de sa Passion, quand les Juifs l\u2019ont charg\u00e9\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 d\u2019outrages, qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 interrog\u00e9 par les juges et que sont saint Corps a \u00e9t\u00e9 navr\u00e9 de plaies et baign\u00e9 dans son sang \u00ab\u00a0Ipse <\/strong><strong>autem <\/strong><strong>tacebat<\/strong><strong>\u00a0\u00bb. <\/strong><strong>Mais son silence nous para\u00eet encore plus admirable dans la divine Eucharistie, si l\u2019on consid\u00e8re les injures qu\u2019on lui fait.<\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b02278 Conf\u00e9rence.)<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Quel est notre silence\u00a0? Est-il conforme \u00e0 celui de J\u00e9sus-Christ\u00a0? Lorsqu\u2019on nous choque ou qu\u2019on nous contredit, l\u2019on ne le peut souffrir. Il faut s\u2019excuser. Et l\u2019on se donne aussi la libert\u00e9 de parler en toutes rencontres sans aucune n\u00e9cessit\u00e9. L\u2019on veut tout voir et tout savoir, l\u2019on s\u2019ing\u00e8re de mille choses dont l\u2019on n\u2019a que faire. Allons au Tr\u00e8s Saint Sacrement apprendre \u00e0 nous taire.\u00a0\u00a0 <\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b01193 Chapitre.)<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Je me trouve dans une extr\u00eame pauvret\u00e9, mes S\u0153urs, que je n\u2019ai pas un mot \u00e0 dire\u00a0; ne serait-il pas meilleur de vous laisser dans la solitude et, dans le silence, et d\u2019\u00e9couter Dieu, puisqu\u2019il est plus utile \u00e0 l\u2019\u00e2me de parler \u00e0 Dieu que de parler de Dieu\u00a0?\u00a0 O mes S\u0153urs, que c\u2019est une chose\u00a0 sainte que le silence\u00a0! Si je regarde J\u00e9sus au sein de sa glorieuse M\u00e8re, je le trouve observant un profond silence<\/strong><strong>.<\/strong><\/p>\n<p><strong>La parole \u00e9ternelle se fait muette, pour nous faire estimer le silence et concevoir en lui quelque chose de grand, puisqu<\/strong><strong>\u2019<\/strong><strong>un Dieu m\u00eame, qui ne peut rien dire que de tr\u00e8s excellent, est venu en terre pour garder un si prodigieux silence. Au moment qu\u2019il s\u2019incarne<\/strong><strong>.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Et dans le temps de sa solitude en Marie\u00a0? Il ne parle point\u2026<\/strong><\/p>\n<p><strong>Croyez-vous pas que notre P\u00e8re saint Beno\u00eet a honor\u00e9 la solitude et le silence de J\u00e9sus lorsqu\u2019il se renferma de le grotte de Subiaco\u00a0?\u00a0 Et son profond silence produit les effets merveilleux de son Ordre, Dieu le pr\u00e9parait \u00e0 recevoir les \u00e9minentes gr\u00e2ces que l\u2019on remarque en lui et le remplissait de l\u2019esprit de tous les justes. C\u2019est dans cette ch\u00e8re solitude qu\u2019il a appris les secrets divins, qui ne peuvent \u00eatre exprim\u00e9s par nos paroles<\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b01013 conf\u00e9rence du jour de notre P\u00e8re saint Beno\u00eet,\u00a0 d\u00e9cembre 1662)<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Bienheureuse l\u2019\u00e2me qui peut se confier et abandonner \u00e0 Dieu\u00a0! Elle fera plus de progr\u00e8s que celles qui parlent tant. Ce n\u2019est pas le discours qui perfectionne, mais la vraie humilit\u00e9 et la bonne mortification. Exposez vous \u00e0 Notre Seigneur dans vos impuissances et dans votre ignorance. C\u2019est assez savoir que de croire, Dieu et J\u00e9sus Christ, son Fils, et vous abandonner \u00e0 leur sainte conduite.<\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b0 2248\u00a0\u00a0 \u00e0 la comtesse de Chateauvieux)<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<h2><strong><u>Chapitre dix neuf\u00a0: des dispositions \u00e0 apporter \u00e0 la psalmodie<\/u><\/strong><\/h2>\n<p><strong>J&rsquo;apprends,<\/strong><strong> ma tr\u00e8s ch\u00e8re M\u00e8re, que le Verbe \u00e9ternel, cette parole adorable, devenu muet au sein de sa glorieuse M\u00e8re, vous a fait perdre la parole aussi bien que la voix ;\u00a0 je vous prie, tr\u00e8s ch\u00e8re fille, de prier sa tr\u00e8s sainte M\u00e8re de vous rendre l&rsquo;une et l&rsquo;autre, pour l&rsquo;amour de son divin Fils au tr\u00e8s Saint Sacrement, o\u00f9 il est aussi dans cet auguste myst\u00e8re un Dieu sans parole ; mais il veut que nous en ayons pour l&rsquo;adorer et chanter ses louanges. Je vous prie, tr\u00e8s ch\u00e8re, de prier humblement le Fils et la M\u00e8re de vous donner la facult\u00e9 de parler et de chanter ; demandez-leur cette gr\u00e2ce par ob\u00e9issance, afin que, tenant la voix de leur souveraine bont\u00e9, vous puissiez les honorer en chantant leurs louanges et en apprenant \u00e0 vos novices \u00e0 les aimer et servir fid\u00e8lement. Ne m&rsquo;oubliez pas aupr\u00e8s de la sainte famille de Bethl\u00e9em; je suis si accabl\u00e9e de menus tracas que je ne puis que vous assurer que je suis de c\u0153ur tout \u00e0 vous.<\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b0 867 A M\u00e8re Marie de J\u00e9sus Chopinel, Paris, 5 d\u00e9cembre 1683.)<\/p>\n<p><strong>Pour rendre le sacrifice de louange agr\u00e9able \u00e0 Dieu, il est absolument n\u00e9cessaire que, suivant\u00a0<\/strong><strong>l&rsquo;avertissement de notre glorieux P\u00e8re saint Beno\u00eet, les S\u0153urs se consid\u00e8rent toujours en sa\u00a0<\/strong><strong>sainte pr\u00e9sence, accompagn\u00e9es des bienheureux Esprits, afin qu&rsquo;en psalmodiant, leurs c\u0153urs\u00a0<\/strong><strong>et leurs affections soient d&rsquo;intelligence avec leurs langues et leurs voix. <\/strong><\/p>\n<p>(C\u00e9r\u00e9monial.)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Mes S\u0153urs, c&rsquo;est l&rsquo;\u0153uvre de Dieu que l&rsquo;Office divin. Ne croyez pas que ce soit une chose dont il faille s&rsquo;acquitter n\u00e9gligemment. On peut dire : \u00abQu&rsquo;est-ce que dire un br\u00e9viaire ?\u00bb C&rsquo;est ce qu&rsquo;on peut faire depuis le matin jusqu&rsquo;au soir. Il n&rsquo;y a rien de si saint, mes S\u0153urs, et o\u00f9 il y ait moins d&rsquo;humain qu&rsquo;au r\u00e9cit de l&rsquo;Office divin. Tout est employ\u00e9 pour honorer Dieu : l&rsquo;esprit, les sens. L&rsquo;esprit, par application ; les oreilles, pour \u00e9couter ; les yeux, pour regarder ; la langue, pour parler ; tout le corps, par les prostrations : tout est employ\u00e9 \u00e0 ce saint exercice. Nous ne devons jamais aller \u00e0 l&rsquo;Office qu&rsquo;avec grand respect, avec z\u00e8le et un saint recueillement; il faut se pr\u00e9parer par ces trois choses: respect, z\u00e8le, recueillement. C&rsquo;est l&rsquo;\u0153uvre de Dieu par excellence. Dans l&rsquo;Eglise romaine, on ne l&rsquo;appelle point autrement que: l&rsquo;\u0152uvre \u00a0de Dieu. Nous faisons ici-bas ce que les anges font dans le ciel, o\u00f9 ils chantent sans cesse les louanges de Dieu par leur \u00ab\u00a0Sanctus &#8230;\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><strong>Souvenez-vous que c&rsquo;est \u00e0 Dieu que vous parlez. Notre glorieux P\u00e8re saint Beno\u00eet, que vous dit-il dans sa R\u00e8gle? Ne vous avertit-il pas de la pr\u00e9sence de Dieu [et] avec quel respect vous devez psalmodier? <\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b0 3128 Chapitre).<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Il faut aller \u00e0 l&rsquo;Office divin, il faut s&rsquo;y comporter avec une profonde r\u00e9v\u00e9rence, une grande modestie, et il est bon, entrant au ch\u0153ur, de renouveler notre foi sur la r\u00e9alit\u00e9 de Dieu pr\u00e9sent. Voyez les saints anges: avec quel respect et r\u00e9v\u00e9rence ils assistent en sa sainte pr\u00e9sence! Nous le poss\u00e9dons aussi v\u00e9ritablement qu&rsquo;eux, \u00e0 la r\u00e9serve qu&rsquo;ils le voient \u00e0 d\u00e9couvert, et nous ne le voyons qu&rsquo;\u00e0 travers le voile de la foi. <\/strong><\/p>\n<p>(n\u00b0 3059 Chapitre, en parlant \u00e0 une Novice)<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Je vous dirai aussi, en passant, que nous avons re\u00e7u [de notre bienheureux P\u00e8re] l&rsquo;adoration perp\u00e9tuelle, qui est un \u00ablaus perennis\u00bb int\u00e9rieur. Au commencement de l&rsquo;Ordre, il y en avait un ext\u00e9rieur, et il serait \u00e0 souhaiter qu&rsquo;il dur\u00e2t encore. Mais nous le faisons mentalement, adorant nuit et jour, et nous succ\u00e9dant les unes les autres. Faisons donc bien cet exercice que nous avons re\u00e7u du c\u0153ur de notre bienheureux P\u00e8re saint Beno\u00eet.<\/strong><\/p>\n<p>(n\u00b0 3129 Conf\u00e9rence pour la f\u00eate de saint Beno\u00eet.)<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Elles entreront dans le lieu sacr\u00e9, o\u00f9 cette majest\u00e9 adorable r\u00e9side, avec un tr\u00e8s profond respect, s&rsquo;unissant \u00e0 la compagnie des anges qui l&rsquo;y adorent incessamment avec des dispositions si saintes que cette seule r\u00e9flexion serait suffisante pour \u00e9lever leur c\u0153ur \u00e0 Dieu, et entrer dans ce respect si profond, qui nous doit tenir en sa sainte pr\u00e9sence, et psalmodier saintement, mais, quoiqu&rsquo;il faille t\u00e2cher de se rendre au Ch\u0153ur des premi\u00e8res, il faut n\u00e9anmoins y aller modestement, sans courir ni faire de bruit. <\/strong><\/p>\n<p>(Journ\u00e9e religieuse)<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Quant \u00e0 l&rsquo;Office divin, vous pouvez renouveler l&rsquo;attention en disant le Gloria Patri. L&rsquo;esprit jette son \u0153illade vers Dieu sans peine ni sans inqui\u00e9tude, un petit penchant de c\u0153ur, une petite adh\u00e9rence \u00e0 Dieu en simplicit\u00e9 de c\u0153ur; il ne faut point d&#8217;embarras. <\/strong><\/p>\n<p>(n\u00b0 3136 A M\u00e8re Saint Placide, rue Saint Louis, ce mardi soir, 28 f\u00e9vrier 1696).<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<h2><strong><u>Chapitre vingt\u00a0: de la r<\/u><\/strong><strong><u>\u00e9<\/u><\/strong><strong><u>v<\/u><\/strong><strong><u>\u00e9<\/u><\/strong><strong><u>r<\/u><\/strong><strong><u>e<\/u><\/strong><strong><u>nc<\/u><\/strong><strong><u>e <\/u><\/strong><strong><u>\u00e0 gard<\/u><\/strong><strong><u>e<\/u><\/strong><strong><u>r dans la pri<\/u><\/strong><strong><u>\u00e8<\/u><\/strong><strong><u>r<\/u><\/strong><strong><u>e<\/u><\/strong><\/h2>\n<p><strong>Oyez <\/strong><strong>fid\u00e8le \u00e0 demeurer en la pr\u00e9sence de Dieu<\/strong><strong> sans vous mettre en peine de ne pouvoir rien faire. J\u00e9sus Christ est celui qui vit en nous, nous n&rsquo;avons qu&rsquo;\u00e0 adh\u00e9rer \u00e0 lui en humilit\u00e9 et simplicit\u00e9 de c\u0153ur et d&rsquo;esprit&#8230; N&rsquo;ayez point de r\u00e9pugnance d&rsquo;\u00eatre en la pr\u00e9sence de Dieu sans rien faire, puisqu&rsquo;il ne veut rien de vous que le silence et l&rsquo;an\u00e9antissement, vous ferez toujours beaucoup lorsque vous vous laisserez et abandonnerez sans r\u00e9serve \u00e0 sa toute puissance. Soyez fid\u00e8le en ce point, ne vous affligez point de vos distractions, laissez-les passer et demeurez humblement aux pieds de J\u00e9sus, vous estimant indigne de ses gr\u00e2ces. <\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b0 1746 A M\u00e8re Marie de J\u00e9sus Chopinel, Caen, 24 mai 1649.)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Notre saint L\u00e9gislateur, qui sans doute \u00e9tait un homme d&rsquo;oraison, ordonne \u00e0 ses disciples de s&rsquo;appliquer \u00e0 ce divin exercice avec puret\u00e9 et componction de c\u0153ur, en sorte pourtant que dans la Communaut\u00e9 l&rsquo;oraison soit courte, si ce n&rsquo;est que quelqu&rsquo;un en particulier la prolonge par un&rsquo; sp\u00e9cial mouvement de l&rsquo;Esprit de Dieu, qui se communique \u00e0 qui il lui pla\u00eet. <\/strong><\/p>\n<p>(C\u00e9r\u00e9monial.)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>L&rsquo;oraison n&rsquo;est pas si p\u00e9nible que vous pensez. Il y faut aller dans le dessein de se laisser tout \u00e0 J\u00e9sus Christ et se soumettre \u00e0 sa tr\u00e8s sainte volont\u00e9, dans l&rsquo;agr\u00e9ment de tout ce qu&rsquo;il lui plaira vous y donner, soit t\u00e9n\u00e8bres, soit impuissances, soit inqui\u00e9tude, soit tentation. Humiliez-vous et demeurez contente du bon plaisir de Dieu. <\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b0 2248 A la comtesse de Ch\u00e2teauvieux)<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Pour votre oraison, vous la commencerez par la foi, vous tenant en silence, et, faisant cesser tout babil et raisonnement, vous vous tiendrez en simplicit\u00e9 au-dessous de Dieu. <\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b0 638 Entretien familier).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Vous mettant \u00e0 genoux pour faire votre oraison, vous la commencerez par un acte de foi de Dieu pr\u00e9sent. Vous l&rsquo;adorerez en abaissant votre esprit devant sa tr\u00e8s sainte majest\u00e9 &#8230; en sa pr\u00e9sence, avec r\u00e9solution de vous y tenir dans un profond respect et dans une volont\u00e9 toute soumise et tout abandonn\u00e9e \u00e0 la sienne tr\u00e8s adorable. Et lorsque les distractions se rendront importunes, en les m\u00e9prisant seulement, tourner votre regard int\u00e9rieur vers Dieu, vous remettant simplement dans le souvenir de sa souveraine majest\u00e9. <\/strong><\/p>\n<p>(n\u00b0 3106 A la comtesse de Ch\u00e2teauvieux.)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>L&rsquo;oraison du c\u0153ur n&rsquo;est autre chose que de croire Dieu dans son c\u0153ur, de l&rsquo;y adorer et de se laisser amoureusement \u00e0 lui. Cette oraison ne demande point d&rsquo;autre instruction que les inventions que le Saint Esprit inspire \u00e0 l&rsquo;\u00e2me. C&rsquo;est l&rsquo;amour divin qui en est le ma\u00eetre et le directeur, et voil\u00e0 le secret; les cr\u00e9atures ne doivent point s&rsquo;ing\u00e9rer de faire son office. <\/strong><\/p>\n<p><strong>Cette oraison porte amour et respect des grandeurs de Dieu; l&rsquo;\u00e2me n&rsquo;a qu&rsquo;\u00e0 se recueillir et s&rsquo;occuper doucement de Dieu, voil\u00e0 tout ce que j&rsquo;en sais. Chacun en re\u00e7oit des effets diff\u00e9rents selon les voies et les conduites de Dieu. Cette sorte d&rsquo;oraison, quand l&rsquo;\u00e2me est fid\u00e8le, doit op\u00e9rer une profonde humilit\u00e9, une grande simplicit\u00e9, Douceur, charit\u00e9, r\u00e9signation, toutes les vertus s&rsquo;y trouvent renferm\u00e9es ; l&rsquo;usage vous le fera exp\u00e9rimenter. <\/strong><\/p>\n<p><strong>Ne g\u00eanez point votre esprit ; suivez J\u00e9sus Christ en humilit\u00e9 et simplicit\u00e9. <\/strong><\/p>\n<p>(n\u00b0 2032 A la comtesse de Ch\u00e2teauvieux.)<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Il y a un certain regard vers Dieu qui tient lieu de toutes choses \u00e0 l&rsquo;\u00e2me pour la tenir appliqu\u00e9e \u00e0 Dieu seul et sans chercher autre chose que de l&rsquo;adorer et de lui rendre en silence tous les hommages possibles, qui tient l&rsquo;\u00e2me simplement \u00e9lev\u00e9e et attach\u00e9e \u00e0 Dieu des heures enti\u00e8res, sans chercher autre chose que Dieu en Dieu, et Dieu pour lui-m\u00eame. <\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b0 1957 A une Religieuse de l&rsquo;Institut.)<\/p>\n<p><strong>Pers\u00e9v\u00e9rez dans l&rsquo;oraison simple, sans vous rebuter de vos faiblesses ou par le trop peu de progr\u00e8s que vous faites dans la vertu ; ce n&rsquo;est point ce motif qui doit vous faire agir, mais Dieu uniquement pour lui-m\u00eame &#8230; Vous faites demeurer la volont\u00e9 en Dieu, sans discours, ni raisonnements, vous demeurez de la sorte en lui, et il fait en l&rsquo;\u00e2me ce qu&rsquo;il lui pla\u00eet. <\/strong><\/p>\n<p>(n\u00b0 2239 A M\u00e8re Fran\u00e7oise de Sainte Th\u00e9r\u00e8se du Tiercent, \u00e0 Paris, 1674.)<\/p>\n<p><strong>C&rsquo;est une grande mis\u00e9ricorde de Dieu et une marque qu&rsquo;il vous veut tout \u00e0 lui et appliqu\u00e9e \u00e0 lui seul, par un regard simple et amoureux &#8230; 1\\ veut de vous deux choses: le silence int\u00e9rieur qui renferme en soi l&rsquo;attention simple et, l&rsquo;adh\u00e9rence \u00e0 Dieu. C&rsquo;est ce qui s&rsquo;observe dans ce regard silencieux et respectueux que vous pratiquez qu&rsquo;il faut continuer, quelque s\u00e9cheresse ou incapacit\u00e9s de demeurer en la pr\u00e9sence de Dieu que vous puissiez ressentir. Ne d\u00e9sistez point de votre fid\u00e9lit\u00e9, ne regardez jamais le profit qui vous en revient&#8230; J&rsquo;esp\u00e8re que dans la suite de ses mis\u00e9ricordes, il vous fera entrer dans un plus grand d\u00e9gagement de<br \/>\nvos-propres pens\u00e9es et de vos craintes. Courage, allez \u00e0 lui avec confiance et amour, non sensible, mais de foi et d&rsquo;abandon. <\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b0 2217 A une Religieuse, rue Cassette.)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Il est bien juste que nous reconnaissions l&rsquo;amour que J\u00e9sus Christ nous porte. Une des plus intimes dispositions que vous pourriez prendre serait de vous tenir dans un profond respect devant cette adorable majest\u00e9, de demeurer en sa sainte pr\u00e9sence avec un silence d&rsquo;\u00e9tonnement, d&rsquo;\u00eatre le plus que vous pourrez dans ce saint recueillement, qui vous tient quasi toujours dans une disposition d&rsquo;adoration, d&rsquo;admiration et de reconnaissance, et qui vous porte \u00e0 vous r\u00e9duire amoureusement dans le n\u00e9ant, dans la douceur et dans la fid\u00e9lit\u00e9 aux occasions. <\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b0 3037 A une Religieuse, rue Cassette. )<\/p>\n<p><strong>Dieu ne vous doit rien. Si vous sentez des rebuts \u00e0 l&rsquo;oraison, s&rsquo;il vous semble que Dieu vous m\u00e9prise et ne vous \u00e9coute pas, gardez-vous bien de murmurer comme si Dieu vous devait quelque chose. Au contraire, humiliez-vous, ne faites point comme celles qui, lorsqu&rsquo;elles ne sentent point de douceur ou leur petit attrait, se d\u00e9couragent, se chagrinent, comme si tout \u00e9tait perdu. Ces personnes-l\u00e0 se recherchent elles-m\u00eames et non pas Dieu. <\/strong><\/p>\n<p><strong>Mais, me direz-vous, je me chagrine parce que je crois que ma s\u00e9cheresse vient \u00e0 cause de mes infid\u00e9lit\u00e9s et qu&rsquo;elles sont la marque de la disgr\u00e2ce de Notre Seigneur. Ces raisons-l\u00e0 ne sont qu&rsquo;amour-propre. Si c&rsquo;est vos infid\u00e9lit\u00e9s qui vous les ont attir\u00e9es, vous les devez souffrir comme une p\u00e9nitence que vous avez m\u00e9rit\u00e9e. Il ne faut pas tant se r\u00e9fl\u00e9chir, il faut s&rsquo;abandonner. Marchons dans les pures lumi\u00e8res de la foi et non point dans la vanit\u00e9 de nos sens. Laissons-l\u00e0, ne pensons qu&rsquo;\u00e0 contenter Dieu, admirons cette bont\u00e9 qui nous souffre, cet amour infini qu&rsquo;il a pour nous; ne pensons qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;aimer, qu&rsquo;\u00e0 le contenter. Voil\u00e0 l&rsquo;unique n\u00e9cessaire, tout le reste n&rsquo;est rien. <\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b0 2548 A une Religieuse en particulier. )<\/p>\n<p><strong>Ce n&rsquo;est pas les belles lumi\u00e8res ni les go\u00fbts qui font une bonne oraison, mais c&rsquo;est la conformit\u00e9 \u00e0 la volont\u00e9 de Dieu. Allez \u00e0 l&rsquo;oraison pour contenter Dieu, et non point pour y chercher votre satisfaction : &#8230; \u00ab<em>Me voici pour vous adorer, vous \u00eates la grandeur infinie et c&rsquo;est ma joie ; et moi, l&rsquo;extr\u00eame pauvret\u00e9 et mis\u00e8re, j&rsquo;en suis contente\u00bb. Ah ! la belle oraison de se r\u00e9jouir de ce que Dieu est ce qu&rsquo;il est! &#8230; Prenez part au plaisir que Dieu prend en lui-m\u00eame, adorez ses divines perfections, r\u00e9jouissez-vous de ce qu&rsquo;il sera toujours le m\u00eame durant toute l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9.\u00a0\u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b0 607 Entretiens familiers, 29 septembre 1694.)<\/p>\n<p><strong>Il faut nous \u00e9tablir dans la foi pure de Dieu en nous, non seulement comme soutenant notre \u00eatre, mais comme op\u00e9rant et concourant \u00e0 tout ce que nous faisons. 1\\ ne faut point d&rsquo;imagination pour le croire, mais la foi toute simple suffit, pourvu qu&rsquo;elle soit continuelle. Si elle s&rsquo;amortit, il faut la r\u00e9veiller doucement jusqu&rsquo;\u00e0 ce que l&rsquo;habitude en soit form\u00e9e et que l&rsquo;\u00e2me se voie plus en Dieu qu&rsquo;en elle-m\u00eame. Il me semble que cette v\u00e9rit\u00e9 de Dieu essentiellement en nous fait un admirable effet pour nous faire voir notre d\u00e9pendance de sa bont\u00e9, et pour nous soutenir en respect et amour en sa sainte pr\u00e9sence. Car si, au dedans, il semble que les organes de l&rsquo;\u00e2me soient obscurcis et comme impuissants de s&rsquo;\u00e9lever pour trouver Dieu, la v\u00e9rit\u00e9 le fait poss\u00e9der en foi puisqu&rsquo;il est vrai qu&rsquo;il nous environne, qu&rsquo;il est tout notre \u00eatre plus nous que nous-m\u00eame. Et si l&rsquo;\u00e2me dit : \u00ab<em>je ne puis \u00eatre unie \u00e0 Dieu \u00e0 cause de mes impuret\u00e9s<\/em>\u00bb je lui r\u00e9ponds qu&rsquo;elle est en Dieu, qu&rsquo;elle vit en lui et que, si elle doute avoir quelque crime en sa conscience, qu&rsquo;elle le d\u00e9teste et se tienne en Dieu par la foi; elle en recevra de tr\u00e8s grands avantages. <\/strong><\/p>\n<p><strong>Si on savait le bien que l&rsquo;\u00e2me re\u00e7oit de cette pr\u00e9sence quand elle s&rsquo;y exerce en foi \u00e0 toute heure ! Elle se trouve investie de Dieu jusqu&rsquo;\u00e0 des p\u00e9n\u00e9trations inexplicables. Tout notre mal est que nous ne voulons pas nous captiver sous cette loi d&rsquo;amour et de simple application \u00e0 Dieu \u00e0 pr\u00e9sent. <\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b0 592 Chapitre.)<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Il faut accoutumer votre esprit \u00e0 se nourrir de la pr\u00e9sence de Dieu en foi, et s&rsquo;en contenter dans l&rsquo;oraison. Si d&rsquo;abord il s&rsquo;occupe de cette divine pr\u00e9sence, il faut qu&rsquo;il s&rsquo;en laisse remplir et poss\u00e9der. Tant que la mouche \u00e0 miel voltige sur les fleurs, elle ne fait ni miel ni cire; de m\u00eame, tant que votre esprit se remplit de multiplicit\u00e9s, il n&rsquo;est pas capable de go\u00fbter Dieu ni de le poss\u00e9der. Il faut qu&rsquo;il apprenne \u00e0 se taire et \u00e0 demeurer avec respect et attention amoureuse \u00e0 sa sainte pr\u00e9sence, y portant acquiescement au bon plaisir de Dieu et \u00e0 toute sa sainte conduite sur vous, demeurant en cette posture d&rsquo;abandon autant de temps qu&rsquo;il vous sera possible, mais du moins une petite demi-heure le matin et quelque quart d&rsquo;heure le soir. <\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b0 1325 A la comtesse de Rochefort.)<\/p>\n<p><strong>Aimons bien Dieu, adorons-le, louons-le incessamment, nous n&rsquo;avons que cela \u00e0 faire et \u00e0 penser: Que la cr\u00e9ature est mis\u00e9rable de s&rsquo;occuper d&rsquo;autre chose que de Dieu, je ne le saurais dire; oui je voudrais avoir une voix assez forte pour le crier \u00e0 toutes les cr\u00e9atures, qui f\u00fbt comme le rugissement d&rsquo;un lion ou le bruit d&rsquo;un taureau pour faire entendre d&rsquo;un bout du monde \u00e0 l&rsquo;autre le malheur d&rsquo;une \u00e2me qui est d\u00e9soccup\u00e9e de Dieu d&rsquo;un moment. <\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b0 13 Diversit\u00e9s spirituelles.)<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<h2><strong><u>Chapitre trente quatre : Si tous doivent recevoir \u00e9galement le\u00a0 n\u00e9cessaire<\/u><\/strong><\/h2>\n<p><strong>Conservant<\/strong><strong> avec le plus de soin qu\u2019il leur sera possible ce qu\u2019on leur donne pour leur usage particulier, les S\u0153urs consid\u00e9reront que toutes ces choses appartiennent \u00e0 J\u00e9sus-Christ.<\/strong><\/p>\n<p>(Journ\u00e9e Religieuse)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2><strong><u>Chapitre trente six : des fr\u00e8res malades<\/u><\/strong><\/h2>\n<p><strong>De<\/strong><strong> tous les lieux de la maison, il n\u2019y en a point o\u00f9 J\u00e9sus Christ se trouve plus pr\u00e9sent qu\u2019\u00e0 l\u2019infirmerie, c\u2019est l\u00e0 o\u00f9 il souffre en la personne des religieuses malades, ses \u00e9pouses.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Je ne parle point du ch\u0153ur, qui est le \u00ab\u00a0sancta sanctorum\u00a0\u00bb o\u00f9 il r\u00e9side r\u00e9ellement par le tr\u00e8s Saint Sacrement, comme dans son tr\u00f4ne.\u00a0 Mais il est \u00e0 l\u2019infirmerie sur sa croix\u00a0; c\u2019est pourquoi il faut s\u2019y comporter avec respect, et n\u2019y rien faire ni dire qui p\u00fbt tant soit peu l\u2019offenser.<\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b0328 Pens\u00e9es sur l\u2019Institut)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Prenez la sainte patience pour votre exercice pratique\u00a0; elle est merveilleusement de saison. L\u2019on doit la tenir dans ses mains parce que l\u2019usage en est fr\u00e9quent, et l\u2019on peut dire qu\u2019elle est de pratique \u00e0 toute heure, tant pour les souffrances du corps que celles de l\u2019esprit.<\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b0 2520 entretiens familiers, 2 mai 1695)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2><strong><u>Chapitre quarante deux\u00a0: Que personne ne parle apr\u00e8s complies<\/u><\/strong><\/h2>\n<p><strong>Notre<\/strong><strong> bienheureux P\u00e8re saint Beno\u00eet est le premier qui marque distinctement l\u2019Office de Complies\u2026.<\/strong><\/p>\n<p>(C\u00e9r\u00e9monial.)<\/p>\n<p><strong><u>\u00a0<\/u><\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0\u00a0\u00a0 <\/strong><strong>\u2026Les soeurs t\u00e2cheront de pr\u00e9voir si bien tout ce qu\u2019elles on \u00e0 dire aux heures destin\u00e9es pour cela, qu\u2019elles ne soient pas oblig\u00e9es de dire une seule parole, ni d\u2019en faire dire aux autres par leur faute aux heures indues, surtout pendant le grand silence, qui est depuis Complies, jusqu\u2019au lendemain Prime, et l\u2019heure du grand silence&#8230;<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0 Elles demanderont les choses dont elles auront besoin, tant pour elles que pour leurs offices dans les temps et la mani\u00e8re qu\u2019il est ordonn\u00e9, et si elles avaient oubli\u00e9 quelque chose n\u00e9cessaire, elles ne la demanderont pas pendant le silence sans permission. Pour les autre temps elles pourront le faire en peu de mots et fort bas\u2026.<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0\u00a0 Quant \u00e0 l\u2019\u00e9gard des choses qu\u2019on n\u2019aurait pu pr\u00e9voir\u2026 on pourra le demander m\u00eame dans le temps du grand silence\u00a0; mais il faut se souvenir lorsqu\u2019on sera oblig\u00e9e de parler dans ces occasions de le faire toujours si bas, qu\u2019il n\u2019y ait que celle \u00e0 qui l\u2019on parle qui le puisse entendre.<\/strong><\/p>\n<p>(Journ\u00e9e religieuse.)<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<h2><strong><u>Chapitre quarante huit\u00a0: du travail manuel de chaque jour<\/u><\/strong><\/h2>\n<p><strong>Voyez <\/strong><strong>si vous n&rsquo;avez pas plus d&#8217;empressement pour le travail que pour votre perfection<\/strong><strong>. En sortant du ch\u0153ur, n&rsquo;allez pas vous y mettre avec tant d&rsquo;activit\u00e9. N&rsquo;estimez les choses qu&rsquo;autant que Dieu en fait cas, <\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b0 315 Conf\u00e9rence).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>La M\u00e8re Prieure et la Ma\u00eetresse des Novices auront \u00e9gard de donner \u00e0 chacune des S\u0153urs un travail proportionn\u00e9 \u00e0 leurs forces, et mettront si bon ordre que pas une, selon la sainte R\u00e8gle, ne demeure oisive \u2026<\/strong><\/p>\n<p><strong>Elles s&rsquo;y emploieront, par soumission \u00e0 l&rsquo;ordre de Dieu, en esprit d&rsquo;humilit\u00e9, de p\u00e9nitence et de pauvret\u00e9, pour se conformer \u00e0 notre adorable Sauveur&#8230; les saints Ap\u00f4tres nous ont laiss\u00e9 le m\u00eame exemple &#8230; les saints P\u00e8res des d\u00e9serts en ont fait de m\u00eame. Enfin notre glorieux Patriarche nous l&rsquo;ordonne si express\u00e9ment que nous n&rsquo;y pouvons manquer sans infid\u00e9lit\u00e9 &#8230; Comme nos S\u0153urs ne doivent rechercher en toutes choses qu&rsquo;\u00e0 faire la volont\u00e9 de Dieu, elles prendront bien garde de suivre leur inclination dans le choix de leur travail, non plus que dans les autres choses, ni d&rsquo;en faire aucun de leur propre volont\u00e9, mais elles s&rsquo;occuperont \u00e0 ce qui leur sera marqu\u00e9 par l&rsquo;ob\u00e9issance, comme si Dieu m\u00eame le leur avait ordonn\u00e9 &#8230; <\/strong><\/p>\n<p><strong>Elles se souviendront que le travail corporel est un des principaux exercices de la vie monastique, recommand\u00e9 express\u00e9ment dans notre sainte R\u00e8gle et pratiqu\u00e9 anciennement par tous les P\u00e8res des d\u00e9serts, et encore aujourd&rsquo;hui dans les monast\u00e8res bien r\u00e9gl\u00e9s &#8230; <\/strong><\/p>\n<p><strong>Toutes celles qui auront z\u00e8le et affection pour notre sainte R\u00e8gle contribueront de tout leur possible \u00e0 ce que toutes les choses n\u00e9cessaires \u00e0 l&rsquo;usage de la Communaut\u00e9 se fassent dans le monast\u00e8re, comme notre glorieux P\u00e8re saint Beno\u00eet nous le recommande si express\u00e9ment. <\/strong><\/p>\n<p>(Journ\u00e9e religieuse,)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Nos S\u0153urs s&rsquo;occuperont plus particuli\u00e8rement \u00e0 la lecture les dimanches et les f\u00eates que l&rsquo;\u00c9glise nous oblige de sanctifier. Ce qui ne se fait pas seulement en cessant de travailler, mais en s&rsquo;occupant davantage de Dieu par de bonnes \u0153uvres, soit en m\u00e9ditant, ou s&#8217;employant \u00e0 la pri\u00e8re, \u00e0 la lecture spirituelle &#8230; <\/strong><\/p>\n<p><strong>Il est permis, pendant le travail d&rsquo;obligation, de lire, une fois ou deux, quelques pages de l&rsquo;Imitation de J\u00e9sus Christ ou dans notre sainte R\u00e8gle ou autre livre, quand on en a besoin pour se recueillir. <\/strong><\/p>\n<p>(Journ\u00e9e religieuse,)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Il ne faut pas n\u00e9gliger la lecture des livres, mais il les faut lire en simplicit\u00e9 et en esprit d&rsquo;oraison, et non par une recherche curieuse. On appelle lire de cette fa\u00e7on quand on laisse imprimer dans son \u00e2me les lumi\u00e8res et les sentiments que la lecture nous d\u00e9couvre et que cette impression se fait plut\u00f4t par la pr\u00e9sence de Dieu que par notre industrie.<\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b0 544 Conf\u00e9rence,)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2><strong><u>Chapitre quarante neuf\u00a0: De l\u2019observance du Car\u00eame<\/u><\/strong><\/h2>\n<p><strong>Ne\u00a0<\/strong><strong>vous tourmentez point pour les p\u00e9nitences : la divine Providence y pourvoira suffisamment ; soyez libre, sans attache \u00e0 rien, mais toujours pr\u00eate a ce qu&rsquo;il plaira au Seigneur vous envoyer ; ne recevez rien de la part des cr\u00e9atures, mais comme venant toujours de Dieu, afin que vous demeuriez en lui dans les d\u00e9plaisirs qui surviennent. <\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b0 359 A une Religieuse du second monast\u00e8re de Paris.)<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Je vous conseille de devenir humble, douce, patiente, en sorte que votre int\u00e9rieur soit humili\u00e9 ; cela ne se ressent pas dans votre fond, l&rsquo;\u00e2me a de la propre excellence et de l&rsquo;\u00e9l\u00e9vation, et n&rsquo;est-ce pas ce que vous devez craindre\u00a0? J&rsquo;approuve la pr\u00e9sence de Dieu, mais il faut qu&rsquo;elle vous porte aux pratiques chr\u00e9tiennes et morales. Voil\u00e0 ce que Je puis vous dire. La p\u00e9nitence que Dieu veut de vous c&rsquo;est que vous deveniez humble. <\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b0 700 A une Religieuse, rue Cassette)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Il faut faire p\u00e9nitence toute votre vie: pour vous, pour moi, et pour tous les p\u00e9cheurs. Mais comme vous n&rsquo;\u00eates pas capable de faire de grandes choses, il faut vous humilier profond\u00e9ment et unir le peu que 1\u2019 ob\u00e9issance vous permettra aux souffrances de J\u00e9sus &#8230; <\/strong><\/p>\n<p><strong>Soyez tout \u00e0 J\u00e9sus sans r\u00e9serve. En v\u00e9rit\u00e9, il n&rsquo;y a que cela \u00e0 faire: tout le reste n&rsquo;est rien. Allez \u00e0 lui le plus g\u00e9n\u00e9reusement que vous pourrez; vous n\u2019aurez pas assez de temps pour l&rsquo;aimer ; prenez-en une sainte habitude et ne vous en d\u00e9sistez jamais. <\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b0 526 A une Religieuse, rue Cassette. )<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Je veux bien que vous fassiez quelques p\u00e9nitences, mais,discr\u00e8tement. Vous n&rsquo;aurez point plus de discipline dans ce saint temps de Car\u00eame que la communaut\u00e9&#8230; Ne vous privez point de fruits ; vous avez besoin d un peu de rafra\u00eechissement, prenez aussi du vin avec votre eau. <\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b0 1237 A M\u00e8re Saint Placide, rue Saint Louis.)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Portons toujours avec nous une petite serpette pour couper cette parole, trancher ce regard, vaincre cette saillie, et petit \u00e0 petit, sans beaucoup de peine, nous viendrons \u00e0 cro\u00eetre. Il est bien plus ais\u00e9 de rompre et d&rsquo;arracher au commencement un petit arbrisseau que d&rsquo;attendre qu&rsquo;il ait de fortes racines et un gros tronc. <\/strong><\/p>\n<p><strong>Je ne vous dis pas de grands mots qui vous \u00e9prouveraient, comme : de mort continuelle et de grande mortification. Vous me diriez: \u00ab<em>Comment est-il possible de mourir et se renoncer sans cesse ?<\/em>\u00bb Mais il est plus doux de vous dire : \u00ab<em>Retranchez, sapez, coupez\u00bb, et, \u00e0 la suite, vous verrez qu<\/em><\/strong><em>e <strong>Dieu b\u00e9nira votre petit travail. C&rsquo;est \u00e0 quoi je vous exhorte.\u00a0\u00bb<\/strong><\/em><\/p>\n<p>(N\u00b0 2602 Conf\u00e9rence du 26 avril, 4e dimanche apr\u00e8s P\u00e2ques.)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Nous ne vous donnons aucune aust\u00e9rit\u00e9 corporelle. Prenez les fatigues de vos emplois pour votre p\u00e9nitence de ce saint temps et votre pratique int\u00e9rieure doit \u00eatre la fid\u00e9lit\u00e9 que vous marquez dans votre billet sur les petites occasions de mortification que la divine Providence vous envoie. Elle ne vous manquera pas. Suivez-la amoureusement et respectueusement en esprit de foi. Pour votre int\u00e9rieur, tenez-le recueilli sans adh\u00e9rer \u00e0 la curiosit\u00e9 de l&rsquo;esprit humain. Soyez courageuse pour Dieu et t\u00e2chez de vous abandonner toute \u00e0 lui. Allez \u00e0 Notre Seigneur comme un petit enfant tout plein de confiance. C&rsquo;est votre P\u00e8re et qui vous aime en v\u00e9rit\u00e9. Abstenez-vous des paroles inutiles pendant ce saint temps, pendant la journ\u00e9e. Entre-\u00e9difiez-vous l&rsquo;une l&rsquo;autre et que la charit\u00e9 r\u00e8gne dans votre c\u0153ur comme la souveraine de toutes les vertus. <\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b0 1388 A une Religieuse, rue Cassette.)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2><strong><u>Chapitre cinquante deux\u00a0: De l&rsquo;oratoire du monast\u00e8re<\/u><\/strong><\/h2>\n<p><strong>L<\/strong><strong>e<\/strong><strong> 6 novembre 1697, me parlant sur l&rsquo;oraison, elle me dit : \u00abje ne regarde jamais ce qui est plus \u00e9lev\u00e9, ou plus bas, mais seulement l&rsquo;attrait de Dieu sur les \u00e2mes, et o\u00f9 il les attire. Car la plus simple m\u00e9ditation est aussi bonne et aussi sainte pour une \u00e2me, quand elle y est appel\u00e9e, que la plus haute contemplation. Il n&rsquo;importe, pourvu que nous y soyons comme Dieu nous y veut. Je vous dirais moi-m\u00eame que quelquefois on me met au commencement de l&rsquo;oraison, et d&rsquo;autres fois \u00e0 la fin. Il ne faut pas tant se tourmenter. Je vous dirai ce que je ne dirais pas \u00e0 tout le monde, qu&rsquo;il faut \u00e0 l&rsquo;oraison attendre Dieu. Je veux dire qu&rsquo;il op\u00e8re en nous selon son plaisir, et le laisser faire notre destruction. La lecture est bonne et utile quand on n&rsquo;y a rien, et que l&rsquo;on est distraite. Vous en pouvez faire quelquefois, quoique je vous dirai que pour vous, vous ferez mieux de n&rsquo;en point faire, et de souffrir en la pr\u00e9sence de Notre Seigneur les dispositions p\u00e9nibles o\u00f9 il vous met, et vos distractions, en vous en d\u00e9tournant doucement, sans vous en troubler et inqui\u00e9ter. Portez tout en patience et soumission aux conduites de Dieu, vous contentant de n&rsquo;avoir rien que des mis\u00e8res, pauvret\u00e9s, impuissances, etc. Humiliez-vous seulement et tout ira bien, car l&rsquo;humiliation de l&rsquo;\u00e2me attire Dieu en elle. Contentez-vous donc de l&rsquo;\u00e9tat souffrant que vous portez, et ne voulez rien autre chose\u00bb. <\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b0 2067 Entretiens spirituels, 6 novembre 1697.)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>\u00a0[L&rsquo;\u00e9glise]\u00a0 est le lieu saint o\u00f9 se doit observer un silence et respect perp\u00e9tuels. L\u2019on n\u2019y doit jamais parler que quelques mots de n\u00e9cessit\u00e9 absolue et fort bri\u00e8vement, \u00e0 voix basse. Les anges n&rsquo;osent parler devant cette auguste Majest\u00e9 et nous avons souvent la hardiesse d&rsquo;y commettre des l\u00e9g\u00e8ret\u00e9s et d&rsquo;y prononcer des paroles Inutiles et mouvantes \u00e0 rire. Il faut marcher et fermer les portes doucement. <\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b0 2176 Chapitre.)<\/p>\n<p><strong>Soyez fid\u00e8le, \u00e0 l&rsquo;intention que J\u00e9sus Christ a eue sur vous d\u00e8s l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9 o\u00f9 il a vu et dispos\u00e9 de toutes vos actions jusqu&rsquo;aux moindres. Dussiez-vous vivre encore cent ans, envisagez-le toujours et en tout. Laissez les diverses m\u00e9thodes que l\u2019on donne pour dresser ses intentions. La v\u00f4tre doit \u00eatre d&rsquo;adorer et regarder sans cesse celle de J\u00e9sus. Pour votre oraison, elle sera la plus simple que vous pourrez, sans vous embarrasser de pens\u00e9es et de sujets; demeurez dans la posture que Dieu vous mettra<\/strong>.<\/p>\n<p>(N\u00b0 1944 A la comtesse de Ch\u00e2teauvieux).<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Soyez bien exactes \u00e0 toutes les choses de la sainte R\u00e8gle ; gardez bien aussi le silence.Demeurez toutes recueillies en vous-m\u00eames et toujours en Dieu, sans tant vous dissiper dehors parmi les cr\u00e9atures, qui vous d\u00e9robent le temps et l&rsquo;attention que vous lui devez et emp\u00eachent que vous ne vous remplissiez de lui; car \u00eates-vous en \u00e9tat de faire oraison quand vous y allez de la sorte, avec un esprit tout distrait et rempli de mille inutilit\u00e9s, sans aucune pr\u00e9paration pour la bien faire et y recevoir les gr\u00e2ces et les lumi\u00e8res de Dieu? Il faut toujours vous y pr\u00e9parer par un saint recueillement en vous-m\u00eame, regardant toujours Dieu pr\u00e9sent.<br \/>\nFaisant ainsi, vous ferez toujours bien l&rsquo;oraison en tout temps. <\/strong><\/p>\n<p><strong>Mais, pouvez-vous me dire, je ne suis point distraite par ma faute ; je fais ce que je peux pour me recueillir, mais inutilement: mon imagination me forme cent id\u00e9es folles dont je ne puis me d\u00e9faire. A la bonne heure ! Si c&rsquo;est malgr\u00e9 vous, elles vous sont un sujet de m\u00e9rite et de patience, et non de p\u00e9ch\u00e9. Souffrez ! Votre oraison est bonne quand vous y \u00eates de cette sorte et en quelque fa\u00e7on crucifi\u00e9e, dans la peine, la privation et l&rsquo;obscurit\u00e9. Il ne faut pas que cette disposition vous la fasse n\u00e9gliger ou retarder. Au contraire, allez-y avec plus d&rsquo;ardeur et de fid\u00e9lit\u00e9, dans un vrai esprit de sacrifice, vous y sacrifiant enti\u00e8rement \u00e0 la majest\u00e9 de Dieu que vous voulez adorer, r\u00e9v\u00e9rer et respecter par cette action. <\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b0 3004 Chapitre, 6 ao\u00fbt 1694.)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2><strong><u>Chapitre cinquante huit\u00a0: De la mani\u00e8re de recevoir les fr\u00e8res<\/u><\/strong><\/h2>\n<p><strong>Ce <\/strong><strong>n\u2019est pas peu pour bien avancer que d\u2019avoir un vrai d\u00e9sir d\u2019\u00eatre \u00e0 Dieu<\/strong><strong>\u00a0:<\/strong><strong> voil\u00e0 le premier pas\u00a0 et le plus important pour nous acheminer dans la vraie perfection, car l\u2019\u00e2me qui a faim de Dieu, sans doute elle sera rassasi\u00e9e, notre aimable Seigneur nous l\u2019assure par sa divine et efficace parole. Ayons de la foi et nous trouverons gr\u00e2ce et force en J\u00e9sus-Christ pour aller \u00e0 lui. Puisqu\u2019il vous a fait la mis\u00e9ricorde de vous donner ce d\u00e9sir, gardez-vous bien de le n\u00e9gliger, la gr\u00e2ce perdue ne revient plus. <\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b0 2438 A une religieuse de Montmartre, 18 mars 1695), p. 145<\/p>\n<p><em>\u00a0<\/em><\/p>\n<p><strong>Remarquez que dans les commencements l\u2019on (ne) demande [peu] de vous, sinon que vous ayez un d\u00e9sir invariable et une volont\u00e9 r\u00e9solue et constante de vous quitter en toutes choses pour chercher votre Dieu, mais dans les parfaits\u2026J\u00e9sus-Christ seul vit et r\u00e8gne dans l\u2019\u00e2me, de sorte que ce n\u2019est plus elle qui vit c\u2019est lui seul qui vit en elle.<\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b0 2479 Maximes spirituelles), p.146<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Je vous conjure de vous rendre tout \u00e0 l\u2019amour de Notre Seigneur et de vous d\u00e9soccuper de tout le reste. C\u2019est trop peu de chose pour un c\u0153ur qui est cr\u00e9\u00e9 pour aimer et poss\u00e9der son Dieu. C\u2019est le plus grand bonheur que l\u2019on puisse avoir en ce monde, car si l\u2019\u00e2me n\u2019est avec Dieu par sa gr\u00e2ce et son amour, elle est mis\u00e9rable. Rien que Dieu, mon enfant, rien que Dieu, et la paix de votre \u00e2me sera \u00e9ternelle. Courage\u00a0! r\u00e9jouissez-vous et vous animez l\u2019une l\u2019autre. <\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b03075 A une Religieuse, rue Cassette, 7 octobre 16664, p. 146)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2><strong><u>Chapitre soixante huit\u00a0: Du cas o\u00f9 l\u2019on enjoindrait \u00e0 un fr\u00e8re des choses impossibles<\/u><\/strong><\/h2>\n<p><strong>Ce <\/strong><strong>qui est impossible \u00e0 la nature, Dieu le peut<\/strong><strong>.<\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b0 345 A la comtesse de Ch\u00e2teauvieux p.163),<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Si \u00a0ce que l\u2019on vous donne \u00e0 faire surpasse vos forces, dites-le bonnement et humblement \u00e0 la M\u00e8re Prieure, sinon recevez tout en silence avec humble soumission \u00e0 Dieu, qui veut cela de vous.<\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b0 3163 A M\u00e8re Saint Placide, rue Saint Louis, Paris, 1685 autographe)<\/p>\n<p><strong><u>\u00a0<\/u><\/strong><\/p>\n<h2><strong><u>Chapitre soixante douze\u00a0: Du bon z\u00e8le que doivent avoir les moines<\/u><\/strong><\/h2>\n<p><strong>Il\u00a0<\/strong><strong>faut de la ferveur<\/strong><strong>. T\u00e2chez d&rsquo;\u00eatre toutes plus ferventes les unes que les autres. Sans ferveur vous ne ferez rien. Je n&rsquo;entends pas cette ferveur qui fait courir avec pr\u00e9cipitation pour se devancer au ch\u0153ur ou \u00e0 l&rsquo;office; ce n&rsquo;est point l\u00e0 la ferveur. Elle consiste en une grande exactitude \u00e0 l&rsquo;observance de notre sainte R\u00e8gle, en une ob\u00e9issance perp\u00e9tuelle aux sup\u00e9rieures et en une charit\u00e9, union, douceur et condescendance entre nous, afin qu&rsquo;\u00e9tant toutes membres d&rsquo;un m\u00eame corps, nous soyons une en J\u00e9sus Christ<\/strong>.<\/p>\n<p>(N\u00b0 3102 Conf\u00e9rence).<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Le corps de J\u00e9sus Christ est son Eglise, dont nous sommes membres. Le P\u00e8re \u00e9ternel nous a oints de la m\u00eame onction qu&rsquo;il a oint son propre fils, et notre bapt\u00eame est le bapt\u00eame de J\u00e9sus Christ. Par le bapt\u00eame, nous sommes morts, avec J\u00e9sus, transform\u00e9s en lui de mani\u00e8re que nous ne devons plus para\u00eetre, mais \u00eatre toutes perdues et cach\u00e9es en J\u00e9sus Christ. <\/strong><\/p>\n<p><strong>Etant convaincues de cette v\u00e9rit\u00e9, vous ne devez jamais entre vous, vous regarder humainement.. Vous ne devez voir que J\u00e9sus Christ dans vos S\u0153urs, les regardant comme ses bien aim\u00e9es, en qui il prend ses complaisances, destin\u00e9es \u00e0 le poss\u00e9der \u00e9ternellement dans la gloire. Vous aurez, dans cette vue, les unes envers les autres du respect, de l&rsquo;estime et de la charit\u00e9, vous n&rsquo;y verrez rien humainement. <\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b0 3157 Conf\u00e9rence, 11 mai 1695).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Soyez tendre aux souffrances du prochain et ne pouvant les aider dans leur pauvret\u00e9 et leur affliction, prions pour eux. <\/strong><\/p>\n<p><strong>L&rsquo;esprit de J\u00e9sus inspire cette charit\u00e9, il embrasse tout et veut faire du bien \u00e0 tous. H\u00e9las ! si les pauvres afflig\u00e9s savaient bien faire usage de leurs croix, ils se sanctifieraient. Demandez pour eux cette gr\u00e2ce. <\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b0 2749 A une Religieuse de Toul)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Ne regardons jamais aux autres; voici un point de grande importance. Ne m\u00e9prisons jamais personne, quoique, selon le monde l&rsquo;on soit de moindre condition que vous, car \u00e0 pr\u00e9sent que vous avez l&rsquo;honneur d&rsquo;\u00eatre professes, il n&rsquo;y a plus de diff\u00e9rence: vous \u00eates toutes \u00e9gales, puisque vous \u00eates toutes remises en Dieu, comme je disais l&rsquo;autre jour. Et ne jugeons pas, car cela n&rsquo;appartient qu&rsquo;\u00e0 Dieu qui est le seul qui puisse juger avec v\u00e9rit\u00e9, car nous ne voyons que l&rsquo;ext\u00e9rieur et souvent une action qui para\u00eetra mauvaise en apparence, ne le sera pas<br \/>\nen effet, car il n&rsquo;y a que l&rsquo;intention qui fait le p\u00e9ch\u00e9. Et qu&rsquo;une \u00e2me, \u00e0 la mort, aura de consolation quand elle dira \u00e0 Notre Seigneur: \u00ab Ne me jugez point parce que je n&rsquo;ai pas jug\u00e9\u00bb. Ah\u00a0! mes S\u0153urs, quel bonheur pour une \u00e2me quand elle peut dire cela avec v\u00e9rit\u00e9, et quelle assurance que d&rsquo;avoir les promesses de J\u00e9sus Christ pour caution! Faisons en sorte que cela soit. <\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b0 2362 Chapitre aux novices, 1687).<\/p>\n<p><strong>Nos S\u0153urs se parleront toujours fort civilement, sans se tutoyer. ni user de termes trop libres, ni contester entre elles, prenant garde surtout de ne se dire jamais de paroles rudes, ni rien de mortifiant&#8230; <\/strong><\/p>\n<p><strong>Les S\u0153urs du Noviciat seront fort respectueuses envers les M\u00e8res de la Communaut\u00e9.<\/strong><\/p>\n<p><strong>La charit\u00e9 que nos S\u0153urs doivent avoir les unes pour les autres les doit porter \u00e0 s&rsquo;entraider. <\/strong><\/p>\n<p>(Journ\u00e9e religieuse)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>L&rsquo;on a coutume aussi de finir l&rsquo;ann\u00e9e par un exercice d&rsquo;humilit\u00e9 et de charit\u00e9,se demandant pardon les unes aux autres, vertu de charit\u00e9 que je vous recommande ou plut\u00f4t que Dieu vous ordonne par la bouche. \u00ab\u00a0Ne dites jamais vos sentiments sur l&rsquo;humeur ni sur la fa\u00e7on de faire de votre prochain directement ni indirectement,car ces sortes de libert\u00e9s sont la peste de la Religion : cela d\u00e9truit enti\u00e8rement la charit\u00e9 et l&rsquo;union sans laquelle les monast\u00e8res ne sont plus que d\u00e9sordre et confusion. En mati\u00e8re de charit\u00e9 il n&rsquo;y a rien de petit. tout est grand et consid\u00e9rable et Notre Seigneur nous l&rsquo;apprend dans l&rsquo;\u00e9vangile lorsqu&rsquo;il nous<br \/>\ndit que quiconque offense son prochain l&rsquo;a touch\u00e9 \u00e0 la prunelle de l&rsquo;\u0153il. Ecoutez la mesure que Notre Seigneur donne \u00e0 l&rsquo;amour que nous devons avoir pour notre prochain: c&rsquo;est de l&rsquo;aimer comme nous-m\u00eame en sorte \u00a0que nous le devons traiter comme nous voulons \u00eatre trait\u00e9. Nous lui devons procurer le bien que nous nous souhaitons \u00e0 nous-m\u00eame: et quand vous voudrez dire quelque chose de votre prochain, faites r\u00e9flexion si vous voudriez qu&rsquo;on en dit autant de vous,: cette pratique vous retiendra Infailliblement. Que tout le monde soit en s\u00fbret\u00e9 avec vous. Une autre consid\u00e9ration qui vous doit retenir c&rsquo;est que les fautes, contre le prochain sont presque toujours irr\u00e9parables, quelque bonne volont\u00e9 que, vous en ayez. Cette parole de m\u00e9pris, ce sentiment que vous avez communiqu\u00e9 \u00e0 cette personne s&rsquo;est imprim\u00e9 si fort dans son esprit qu\u2019il ne lui est plus possible de l&rsquo;oublier ni de l&rsquo;effacer, quoi que vous puissiez dire.<\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b0 23R3 Chapitre. der nier jour dl&rsquo; l&rsquo;ann\u00e9e.)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Ne rebutez point,\u00a0<\/strong><strong>soyez douce et condescendante, faisant service \u00e0 toutes comme \u00e0 J\u00e9sus Christ, et, quoique votre trait semble vous s\u00e9parer, il ne faut pas se rendre insupportable ni \u00e0 charge. La raison de ceci est que notre sainte R\u00e8gle veut qu\u2019on ne soit point la croix de son fr\u00e8re, et que l&rsquo;on se pr\u00e9vienne l&rsquo;une l\u2019autre\u00a0; que l\u2019on s&rsquo;entre supporte autant qu&rsquo;il est possible, parce que vous n&rsquo;\u00eates pas \u00e9r\u00e9mitique, mais conventuelle. Donc il faut vivre dans la puret\u00e9 et saintet\u00e9 de cet \u00e9tat; et cela se peut sans sortir de notre d\u00e9sert, en vous accoutumant \u00e0 voir \u00a0J\u00e9sus Christ dans nos S\u0153urs, \u00e0 les aimer et servir comme J\u00e9sus Christ. <\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b0456 A une Religieuse, rue Cassette)<\/p>\n<p><strong>Soyez douces et charitables dans les r\u00e9cr\u00e9ations, sans vous choquer l&rsquo;une l&rsquo;autre, conservant la paix. C&rsquo;est ce que je vous recommande, Ne sortez point de la petitesse pour dire des paroles fi\u00e8res, car si vous ne conservez l&rsquo;humilit\u00e9 vous sortez de l&rsquo;\u00e9tat de victime et vous vous \u00e9loignez de la ressemblance \u00e0 J\u00e9sus Christ immol\u00e9, sacrifi\u00e9 et an\u00e9anti sur l&rsquo;autel. Encore une fois, je vous le r\u00e9p\u00e8te, soyez douces, charitables et humbles: ce sont les vertus d&rsquo;une victime du Saint Sacrement. <\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b0 2663 Entretiens familiers.)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>C&rsquo;est une maxime v\u00e9ritable que tout ainsi que nous traitons notre prochain, nous sommes trait\u00e9s de Dieu. Recevez cette parole, non de moi, mais de la v\u00e9rit\u00e9 \u00e9ternelle qui dit que: <em>\u00abQue nous serons mesur\u00e9s de la m\u00eame mesure que nous mesurons autrui\u00bb. <\/em>Et il est certain que si nous avons de la douceur, de la compassion et de la condescendance pour nos S\u0153urs, Dieu en aura pour nous &#8230; Par des dispositions contraires \u00e0 la charit\u00e9, nous nous retirons de l&rsquo;effet de la pri\u00e8re de J\u00e9sus Christ, Notre Seigneur. Car sa pri\u00e8re est toujours efficace, et tout ce qu&rsquo;il a demand\u00e9 pour nous \u00e0 son P\u00e8re lui est accord\u00e9. Or il lui demanda la veille de sa mort que tout, ainsi qu&rsquo;il n&rsquo;\u00e9tait qu&rsquo;un avec Lui, que, de m\u00eame, tous les siens ne fussent qu&rsquo;un entre eux; et c&rsquo;est dire par nos actions: (de ne veux point de la pri\u00e8re de J\u00e9sus Christ\u00bb, lorsque nous conservons des sentiments, voire une pens\u00e9e contre la charit\u00e9. Il ne faut donc \u00eatre qu&rsquo;une \u00e2me et qu&rsquo;un c\u0153ur. Mais quel sera ce c\u0153ur ?&#8230;Ce sera celui de J\u00e9sus Christ qui doit \u00eatre notre c\u0153ur. Vous me direz et pourquoi pas celui de la sainte M\u00e8re de Dieu puisqu&rsquo;elle est notre M\u00e8re et Sup\u00e9rieure\u00a0? \u00a0C&rsquo;est qu&rsquo;elle n&rsquo;en a point que celui de son Fils &#8230; <\/strong><\/p>\n<p><strong>Mais si cette union est pour tous les chr\u00e9tiens, \u00e0 plus forte raison pour nous qui sommes ou nous disons Filles du tr\u00e8s Saint Sacrement qui est un sacrement d&rsquo;union et de charit\u00e9. <\/strong><\/p>\n<p><strong>Nos c\u0153urs sont faits pour aimer: ils ne sauraient vivre sans amour. Il faut donc renoncer \u00e0 nous-m\u00eame et \u00e0 l&rsquo;amour de notre propre esprit, pour n&rsquo;aimer que par la charit\u00e9 de J\u00e9sus Christ, et, ce faisant, je vous promets que vous deviendrez des J\u00e9sus Christ. <\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b0 217 Chapitre )<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>N&rsquo;aimez donc que J\u00e9sus Christ, ne d\u00e9sirez que lui, n&rsquo;estimez rien que lui,.ne poss\u00e9dez rien que J\u00e9sus Christ, ne go\u00fbtez rien que lui, ne vous rassasiez de rien que de J\u00e9sus Christ, n&rsquo;esp\u00e9rez rien que lui, ne voulez rien que lui, ne cherchez rien que lui , ne pr\u00e9tendez \u00a0rien que lui, ne vous plaisez en rien qu\u2019en lui, ne vous reposez en rien qu\u2019en lui et prenez votre satisfaction d&rsquo;\u00eatre toute remplie de J\u00e9sus Christ.<\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b0 1757 Pour le premier dimanche de Car\u00eame)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2><strong><u>En guise d\u2019\u00e9pilogue\u00a0:\u00a0<\/u><\/strong><strong><u>la paix b\u00e9n\u00e9dictine<\/u><\/strong><\/h2>\n<p><strong>D\u00e9sirons<\/strong><strong> la paix <\/strong><strong>que J\u00e9sus Christ donne aujourd&rsquo;hui \u00e0 ses Ap\u00f4tres qui est le fruit de sa vie glorieuse. Cette paix est un tr\u00e9sor du paradis, il ne se trouve point en la terre, c&rsquo;est la pr\u00e9sence de J\u00e9sus qui l&rsquo;op\u00e8re &#8230; <\/strong><\/p>\n<p><strong>Cette paix divine fait le soutien de l&rsquo;\u00e2me &#8230; L&rsquo;\u00e2me poss\u00e9dant cette tranquillit\u00e9, Dieu se contemple lui-m\u00eame dans le fond de cette \u00e2me et y fait une impression de ses perfections divines &#8230; Quand J\u00e9sus donne sa paix \u00e0 une \u00e2me, il lui donne son esprit, il lui donne son amour. C&rsquo;est une gr\u00e2ce merveilleuse d&rsquo;avoir cette paix qui calme les trou hies de nos int\u00e9rieurs, qui chasse la crainte, qui tient l&rsquo;\u00e2me dans un simple et amoureux abandon \u00e0 l&rsquo;op\u00e9ration divine &#8230; Qu&rsquo;est-ce que cette paix sinon la pr\u00e9sence de J\u00e9sus et sa demeure dans nos c\u0153urs. C&rsquo;est pourquoi le Saint Esprit r\u00e9side au milieu de la paix, le proph\u00e8te nous l&rsquo;assure : \u00abln pace locus ejus\u00bb, et si nous l&rsquo;avons, le Saint Esprit nous enverra le divin amour. <\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>(N\u00b0 325 Conf\u00e9rence, mardi de P\u00e2ques, 1665.)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Une \u00e2me qui poss\u00e8de cette paix est trop riche, elle est toujours \u00e9gale dans les diff\u00e9rents \u00e9v\u00e9nements, parce qu&rsquo;elle est \u00e9tablie en Dieu. Cette paix divine est le soutien de l&rsquo;\u00e2me. Go\u00fbtez-la, tr\u00e8s ch\u00e8re, non dans vos sens, mais dans le d\u00e9nuement de toutes choses. Quand l&rsquo;\u00e2me a perdu les cr\u00e9atures, elle jouit de cette<br \/>\npaix pr\u00e9cieuse, qui tient tout en repos, en silence et en solitude. L&rsquo;\u00e2me poss\u00e9dant cette tranquillit\u00e9, Dieu se contemple lui-m\u00eame dans le fond de cette \u00e2me, et y fait une impression de ses divines perfections<\/strong>. <strong>Ceci est meilleur au go\u00fbt intime de l&rsquo;\u00e2me qu&rsquo;\u00e0 la parole qui l&rsquo;exprime. <\/strong><\/p>\n<p>(N\u00b01478 A la comtesse de Ch\u00e2teauvieux, quelques, jours, apr\u00e8s P\u00e2ques, 1659.)<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-5314 size-large\" src=\"http:\/\/www.becometest.fr\/monastere-rouen\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/5-1-1160x456.jpg\" alt=\"\" width=\"1160\" height=\"456\" \/>[\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row][\/vc_section]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[vc_section][vc_row][vc_column width=\u00a0\u00bb1\/4&Prime; bklyn_overlay=\u00a0\u00bbtrue\u00a0\u00bb css=\u00a0\u00bb.vc_custom_1552574839556{background-color: #babad3 !important;}\u00a0\u00bb][vc_single_image image=\u00a0\u00bb5128&Prime; img_size=\u00a0\u00bbfull\u00a0\u00bb][\/vc_column][vc_column width=\u00a0\u00bb3\/4&Prime; bklyn_overlay=\u00a0\u00bbtrue\u00a0\u00bb css=\u00a0\u00bb.vc_custom_1552991394370{margin-left: 20px !important;}\u00a0\u00bb bklyn_overlay_color=\u00a0\u00bb#f4f4f4&Prime;][vc_custom_heading text=\u00a0\u00bbCATHERINE DE BAR A L&rsquo;ECOUTE DE SAINT BENOIT \u00a0\u00bb font_container=\u00a0\u00bbtag:h2|font_size:30%20px|text_align:left|color:%231c1c66&Prime; google_fonts=\u00a0\u00bbfont_family:Ubuntu%3A300%2C300italic%2Cregular%2Citalic%2C500%2C500italic%2C700%2C700italic|font_style:500%20bold%20regular%3A500%3Anormal\u00a0\u00bb][vc_separator style=\u00a0\u00bbshadow\u00a0\u00bb border_width=\u00a0\u00bb7&Prime; css=\u00a0\u00bb.vc_custom_1553597478460{margin-top: 10px !important;}\u00a0\u00bb][vc_single_image image=\u00a0\u00bb5305&Prime; img_size=\u00a0\u00bbfull\u00a0\u00bb][vc_column_text]Par respect pour notre Fondatrice et pour ne rien perdre de sa pens\u00e9e, nous avons choisi de conserver son vocabulaire et sa mani\u00e8re d\u2019\u00e9crire [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":4859,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-5050","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.monastere-benedictines-rouen.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/5050","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.monastere-benedictines-rouen.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.monastere-benedictines-rouen.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.monastere-benedictines-rouen.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.monastere-benedictines-rouen.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5050"}],"version-history":[{"count":21,"href":"http:\/\/www.monastere-benedictines-rouen.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/5050\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5899,"href":"http:\/\/www.monastere-benedictines-rouen.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/5050\/revisions\/5899"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.monastere-benedictines-rouen.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/4859"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.monastere-benedictines-rouen.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5050"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}